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Traumatisme crânien et indemnisation

Traumatisme crânien et indemnisation

Le traumatisme crânien correspond à une rupture brutale dans un parcours ordinaire: la relation à l’autre est modifiée, l’individu n’est plus le même ni tout à fait un autre.

En France, par an, 120 000 nouveaux traumatismes crâniens avec perte de connaissance dont 10% laissent des lésions sévères.
On distingue 3 degrés de gravité, les deuxième et troisième degrés sont bien sur les plus pourvoyeurs de séquelles :
– TC avec perte de connaissance légère inférieure à une heure, score de GLASGOW entre 14 et 15: (score établi lors de la prise en charge par les secours,il sert à évaluer le niveau de conscience), amnésie(oubli des faits) inférieure à 24h: l’évolution est favorable dans 90% des cas en trois à six mois.
– TC avec perte de connaissance modérée, score de GLASGOW compris entre 9 et 13.
– TC avec perte de connaissance grave, score de GLASGOW inférieur à 8.

Les séquelles sont diverses, multiples et associent souvent créant des tableaux cliniques uniques:
-sensorielles (goût,odorat, ouïe, vue)
-physiques de type séquelles neuro orthopédiques
-neuropsychologique avec 3 grands groupes:
1)les troubles cognitifs: apraxie(incapacité de réaliser un mouvement sans lésion motrice), agnosie(par exemple : incapacité de reconnaître des objets et donc de les utiliser), amnésie surtout des faits récents, anosognosie (absence de conscience des troubles présentés).
2)les troubles comportementaux:
*soit par excès de type pseudo psychopathique, impulsivité, troubles du caractère, violence verbale et physique (il y a plus de sujets victimes de TC en prison que de sujets n’en ayant pas présenté), troubles du comportement social (exhibitionnisme), addiction.
*soit par défaut de type de pseudo dépression, d’apathie, de perte de motivation.
3) les troubles psychiques vrais avec les syndromes dépressifs, les troubles obsessionnels compulsifs, les états de stress post traumatiques.

La prise en charge :
En première intention, elle est non médicamenteuse associant psychothérapie(technique cognitivocomportementale, EMDR), activités occupationnelles, rééducation neuropsychologique, techniques de thérapie corporelle (Taï Chi, sophrologie), hypnose
Elle est également médicamenteuse: neuroleptiques, thymorégulateurs, anti dépresseurs, anxiolytiques.

L’accompagnement est important, mettant en jeu les structures suivantes:
-MDPH ++
-SAMSAH: service accompagnement médico social pour adultes handicapés financé par le Conseil Général.
-UEROS: unité d’évaluation, de réentrainement et d’orientation socio professionnelle.
-GEM: groupe d’entraide mutuelle, bénéficiant de financement du Conseil Général et basé sur le bénévolat.
-centre RESSOURCE 74 pour cérébrolésés, CRLC 38
-en Savoie: AFTC 73: association des familles de traumatisés crâniens, Maison des Associations de Chambéry ( N° tél: 04 79 33 95 53), INTERACTIONS 73 qui est un service ambulatoire de soins à domicile, SPASE 73 (service spécialisé d’accompagnement et de suivi vers et dans l’emploi), RESACCEL (réseau des professionnels de soins spécialisés en Rhône Alpes

L’indemnisation des séquelles de traumatisme crânien avec tiers responsable :
Elle nécessite l’accompagnement par un médecin spécialisé dans la réparation du dommage corporel, indépendant des compagnies d’assurance (ANAMEVA) qui intervient en tant que médecin-conseil des blessés, un avocat spécialisé dans la réparation des dommages corporels (ANADAVI) et souvent un ergothérapeute spécialisé dans la réparation du dommage corporel, un neuropsychologue spécialisé dans l’évaluation des traumatismes crâniens.
Ces professionnels prendront en charge le cérébrolésé le plus tôt possible après l’accident pour l’accompagner dans ses démarches juridiques afin d’être à ses côtés dès la première expertise qui sera contradictoire entre les parties, dans la prise en charge médicale et médicosociale spécialisée.
L’expert qui examinera cette victime sera au mieux un neurologue expert près la Cour d’Appel, plusieurs rendez-vous seront justifiés au cours de l’évolution, permettant à la victime d’obtenir des provisions substantielles pour compenser les arrêts de travail prolongé, l’assistance par tierce personne, les souffrances endurées physiques et surtout psychiques.
L’expert neurologue pourra s’entourer d’un avis neuropsychologique et d’une imagerie (IRM) récente.
Les postes de préjudice seront authentifiés et présentés à la victime par le médecin de recours dans une consultation préparatoire à l’expertise , les plus importants à défendre sont le préjudice professionnel et l’assistance par tierce personne dont le cérébrolésé aura besoin tout au long de son existence.

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