Le regard

Le regard est un motif extrêmement fréquent de consultation, soit pour traiter des rides périorbitaires soit pour prendre en charge une « fatigue » liée à la présence de cernes au niveau de la partie inférieure de l’orbite.
La prise en charge des chutes de la paupière supérieure est bien-sûr chirurgicale, la blépharoplastie est un geste chirurgical qui peut être réalisé sous anesthésie locale et qui ne laisse pas de cicatrices, les suites opératoires sont marquées par l’existence d’un hématome qui peut durer environ une semaine.
Le traitement de la paupière inférieure peut être soit chirurgical soit médical, en effet l’excès de graisse qui donne « l’œdème » peut être facilement mis en évidence en exerçant une pression sur le globe oculaire : si cette poche graisseuse augmente de volume l’indication n’est pas médicale mais chirurgicale, il est possible de traiter par ablation simple cet amas graisseux ou d’y associer une blépharoplastie inférieure en cas d’excès cutané. Si cette poche est modérée et associée à une perte de volume de la pommette il est souvent justifié de la traiter dans un premier temps par remodelage de cette zone qui, en soutenant la poche palpébrale permet de « cacher » la poche disgracieuse et de redonner au visage un aspect gai et naturel.
Quelquefois il est nécessaire de compléter ce traitement par des injections d’acide hyaluronique non ou faiblement réticulé à la limite des deux zones afin d’égaliser celles-ci.
Lorsqu’on se retrouve par contre devant un creusement de la zone palpébrale inférieure l’injection d’acide hyaluronique par petites touches et en plusieurs étapes permet le plus souvent de retrouver un volume esthétique qu’il faudra là aussi souvent compléter par une injection de la pommette.
Le vieillissement des paupières peut aussi bénéficier de peeling, soit profond lorsque la zone périorbitaire est très dégradée mais avec des conséquences que l’on connait sur la prévention solaire tout au long de la vie, soit par des peelings plus léger au TCA, certains utilisent des injections de toxine botulique mais avec le risque de créer des lacs lymphatiques disgracieux qui persistent plusieurs mois.

© Dr Christophe TARDY, tous droits réservés.
Edité le 6 octobre 2014