Mécanisme d’action des fils de tension

Les fils de tension posés au niveau du visage permettent essentiellement de repositionner les volumes, ils sont réservés à des ptoses légères, ont un effet immédiat mais aussi biostimulant au long cours.

Les fils non résorbables que j’utilise sont composés d’acide L-polylactique, il s’agit du même produit que les chirurgiens utilisent pour leurs sutures résorbables, sa résorption lente commence à la 12ème semaine, est complète en 30 mois, il est bien toléré, présente exceptionnellement des risques allergiques, il compose notamment des produits volumateurs agréés par la Food and Drug Administration américaine et remboursés par la Sécurité Sociale dans certaines pathologies.

Les cônes qui permettent l’effet de traction sont constitués d’acide L-lactique et de copolymères glycoliques, leur dégradation est plus rapide que l’acide L-polylactique et s’accompagne d’une réaction fibreuse très localisée dont l’effet se pérennise dans le temps.

Il existe toujours un débat entre les partisans des fils résorbables et non résorbables, ceux des fils résorbables considèrent qu’ils ont une durée de vie plus longue dans le temps, ceux des fils non résorbables arguant que l’implantation d’un matériel non résorbable est toujours plus justifiée que celle d’un matériel résorbable, que leur effet par réaction fibreuse est aussi pérenne, que l’absence de corps étranger au long cours n’engendre pas de risque de rejet, qu’il y a rarement des douleurs post traitement et enfin qu’en cas de nécessité de recours à la chirurgie, cette technique n’entrave pas le geste du chirurgien.

© Dr Christophe TARDY, tous droits réservés.
Edité le 27 juillet 2017