L’indemnisation de l’aide humaine chez les traumatisés cranio-cérébraux

Nous nous intéressons essentiellement à l’assistance par l’entourage dans le cadre de patients présentant un handicap « invisible » ; lorsque le handicap est très sévère ou sévère, qu’il existe des troubles de conscience importants, il est le plus souvent aisé d’obtenir de la part des compagnies d’assurances du tiers payeur une indemnisation correcte, même si souvent nous devons recourir à l’assistance d’un ergothérapeute qui permet aux médecins au cours de l’expertise de se rendre compte de l’importance des besoins en situation écologique, c’est-à-dire à domicile et dans la vie quotidienne.
Lorsque le handicap est « invisible », notamment lorsqu’il s’agit de troubles de la mémoire ou de l’absence de conscience du handicap (anosognosie), cette indemnisation devient plus difficile à obtenir.
Dans ce cas, le blessé présente une difficulté de s’intégrer dans la vie sociale, il n’a souvent pas le sens des réalités de la vie quotidienne, il faut alors s’aider :
-du bilan neuropsychologique qui permet de mettre en évidence la gravité de ces troubles, de déterminer l’importance de l’assistance psychologique,
-de l’ergothérapeute qui peut définir l’importance de l’assistance dans la vie quotidienne, qui peut être active pour les actes de la vie quotidienne notamment pour les déplacements, mais aussi passive pour surveiller le patient afin qu’il puisse poursuivre sa vie en toute sécurité.
Les principes fondamentaux de cette assistance sont la liberté de mouvements, la sécurité et la dignité, car on ne peut accepter qu’un blessé traumatisé crâniocérébral, même modéré, soit confiné dans une vie « végétative », sans aucune ouverture sur le monde extérieur, même si celle-ci reste aléatoire.

© Dr Christophe TARDY, tous droits réservés.
Edité le 3 janvier 2017