Le vieillissement cutané, son mode d’action, sa prévention

Le vieillissement cutané est un processus multifactoriel.

Au cours du temps la peau sous l’influence des phénomènes génétiques, d’agressions extérieures (soleil, facteurs mécaniques, hormonaux), voit ses protéines de structure (collagène et élastine) et son agent hydratant (acide hyaluronique) se dégrader.

Le collagène se présente sous forme de fibrilles inextensibles et confère normalement une résistance mécanique aux tissus, contrairement à l’élastine qui crée l’élasticité de la peau, il se désorganise au fil du temps, aboutissant à une fragmentation et à un relâchement de la  peau. L’acide hyaluronique hydrate la peau et participe à la cohésion des tissus.

Ce vieillissement cutané s’accompagne d’autres phénomènes qui concourent au vieillissement notamment du visage : le capital osseux est le siège d’un remaniement avec une perte de volume, phénomène que l’on observe essentiellement au niveau des pommettes et de la mâchoire, les muscles ainsi que les masses graisseuses s’atrophient, cette perte de tonus et de volume, conjuguée à la dégradation des éléments fibreux qui les tiennent en place notamment sous l’effet de la pesanteur, crée des rides profondes (par exemple au niveau des sillons nasogéniens, des plis d’amertume, la graisse rétro oculaire crée les poches au niveau de la paupière inférieure).

Heureusement, après ce constat inquiétant, nous pouvons vous proposer des techniques médicales qui permettent de corriger ce vieillissement, mais surtout de le prévenir, la prise de conscience se fait maintenant chez des patient(e)s de plus en plus jeunes qui, dès qu’ils voient apparaitre les premiers signes de vieillissement, peuvent retarder celui-ci par des techniques douces, par exemple par injections d’acide hyaluronique, injections de toxine botulique. Cette prise en charge précoce surprend (« comment vont-elles faire plus tard ? »), nous avons les réponses : au fil du temps, sur un visage déjà traité et donc protégé, les techniques de soins s’adaptent, par exemple par injections de comblement plus profondes, par l’utilisation de fils de soutien et de tension, en confiant le patient au chirurgien pour des injections de graisse autologue, pour des « miniliftings ».

 

 

© Dr Christophe TARDY, tous droits réservés.
Edité le 25 juillet 2017