L’indemnisation de l’aide humaine chez les traumatisés cranio-cérébraux

Nous nous intéressons essentiellement à l’assistance par l’entourage dans le cadre de patients présentant un handicap « invisible » ; lorsque le handicap est très sévère ou sévère, qu’il existe des troubles de conscience importants, il est le plus souvent aisé d’obtenir de la part des compagnies d’assurances du tiers payeur une indemnisation correcte, même si souvent nous devons recourir à l’assistance d’un ergothérapeute qui permet aux médecins au cours de l’expertise de se rendre compte de l’importance des besoins en situation écologique, c’est-à-dire à domicile et dans la vie quotidienne. Lorsque le handicap est « invisible », notamment lorsqu’il s’agit de troubles de la mémoire ou de l’absence de conscience du handicap (anosognosie), cette indemnisation devient plus difficile à obtenir. Dans ce cas, le blessé présente une difficulté de s’intégrer dans la vie sociale, il n’a souvent pas le sens des réalités de la vie quotidienne, il faut alors s’aider : -du bilan neuropsychologique qui permet de mettre en évidence la gravité de ces troubles, de déterminer l’importance de l’assistance psychologique, -de l’ergothérapeute qui peut définir l’importance de l’assistance dans la vie quotidienne, qui peut être active pour les actes de la vie quotidienne notamment pour les déplacements, mais […] Lire la suite

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Edité le 3 janvier 2017

La prestation de compensation du handicap

Cette prestation couvre, en plus de l’aide humaine, d’autres frais liés au handicap : l’achat d’aides techniques, l’aménagement du logement, du véhicule, les surcoûts liés aux transports, les aides dites spécifiques(par exemple les charges d’entretien de matériel, les protections pour incontinence, les abonnements aux services de téléalarme, les batteries pour fauteuils roulants électriques…), mais aussi les charges dites exceptionnelles(par exemple les surcoûts pour passer le permis de conduire sur véhicule aménagé, les frais de réparations exceptionnelles de matériel, les frais de formation de la personne handicapée…). Conditions nécessaires à l’obtention : ne pas pouvoir réaliser soi-même les activités de la vie quotidienne, ou les réaliser difficilement ou de façon altérée pour au moins deux de ces activités (marcher, se laver, s’habiller, parler, gérer sa sécurité, se déplacer à l’extérieur). Les enfants peuvent être éligibles à la PCH s’ils ont droit à l’allocation de l’enfant handicapé de base ou à l’un de ses compléments. La demande se fait à la Maison Départementale des Personnes Handicapées, celle-ci est versée sans limite d’âge en la demandant avant d’avoir atteint l’âge de 60 ans sauf quelques exceptions.

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Edité le 3 janvier 2017

LES TROUBLES DU COMPORTEMENT ET DE LA MEMOIRE DU CEREBRO-LESE

Ces séquelles qui, quelquefois peuvent être qualifiées de handicap invisible en l’absence de séquelles neurologiques visibles, rendent la vie de l’entourage et du cérébro-lésé extrêmement difficile. Les troubles du comportement ont été classés en 2 profils : celui dit «inhibé» qui est marqué par l’indifférence, le désintérêt, la dépendance, le manque d’initiative et le profil «désinhibé» qui est marqué par de l’agitation, de l’impulsivité, de l’euphorie, de l’intolérance aux contrariétés et aux frustrations et de l’indifférence aux règles sociales, il existe enfin des patients qui présentent des profils mixtes associant les 2 caractéristiques. Ces différents troubles du comportement peuvent être associés à d’autres lésions neurologiques comme l’anosognosie, correspondant à la méconnaissance du trouble par le patient qui se considère comme normal, cette séquelle est particulièrement difficile à vivre et à intégrer dans le monde social et professionnel. Les séquelles concernant la mémoire sont quelquefois sévères avec un effacement total de la vie antérieure à la cérébro-lésion, il peut s’associer bien-sûr une perte de la connaissance du travail antérieur ne permettant aucune réinsertion, la présence d’une fatigue permanente d’origine cérébrale ainsi que les troubles de la mémoire que l’on appelle rétrogrades c’est-à-dire celle des faits et des apprentissages récents aggravent encore […] Lire la suite

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Edité le 4 septembre 2015

LA CEREBRO-LESION

Le cerveau peut être le plus souvent lésé à la suite d’un traumatisme direct ou indirect mais aussi par des causes vasculaires, tumorales, infectieuses ou anoxiques (manque d’oxygène). Lorsqu’il s’agit de traumatisme le score de gravité initial est côté selon l’échelle de Glasgow : traumatisme grave en cas de score inférieur ou égal à 8, modéré entre 9 et 12, léger supérieur ou égal à 13. Les lésions cérébrales sont de 2 sortes : soit primaires en relation directe avec le traumatisme, soit secondaires liées à l’œdème ou à une atteinte vasculaire. Lorsque cette lésion est à l’origine d’une hypertension intracrânienne et afin d’éviter de graves complications, notamment du tronc cérébral, les réanimateurs mettent en place un capteur afin de connaitre la pression dans la boite crânienne et ainsi savoir s’il faut opérer rapidement. Le scanner initial ou mieux l’IRM permettent de mettre en évidence ces lésions. 155000 cas de nouveaux traumatismes par an sont répertoriés avec environ 4000 comas, 4% des patients décèdent sur les lieux du traumatisme, 80% sont des traumatismes crâniens légers qui laisseront des séquelles dans 20% des cas, le traumatisme est la première cause de mortalité chez les adultes avant 35 ans. Les lésions initiales […] Lire la suite

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Edité le 4 septembre 2015

Traumatisme crânien et indemnisation

Le traumatisme crânien correspond à une rupture brutale dans un parcours ordinaire: la relation à l’autre est modifiée, l’individu n’est plus le même ni tout à fait un autre. En France, par an, 120 000 nouveaux traumatismes crâniens avec perte de connaissance dont 10% laissent des lésions sévères. On distingue 3 degrés de gravité, les deuxième et troisième degrés sont bien sur les plus pourvoyeurs de séquelles : – TC avec perte de connaissance légère inférieure à une heure, score de GLASGOW entre 14 et 15: (score établi lors de la prise en charge par les secours,il sert à évaluer le niveau de conscience), amnésie(oubli des faits) inférieure à 24h: l’évolution est favorable dans 90% des cas en trois à six mois. – TC avec perte de connaissance modérée, score de GLASGOW compris entre 9 et 13. – TC avec perte de connaissance grave, score de GLASGOW inférieur à 8. Les séquelles sont diverses, multiples et associent souvent créant des tableaux cliniques uniques: -sensorielles (goût,odorat, ouïe, vue) -physiques de type séquelles neuro orthopédiques -neuropsychologique avec 3 grands groupes: 1)les troubles cognitifs: apraxie(incapacité de réaliser un mouvement sans lésion motrice), agnosie(par exemple : incapacité de reconnaître des objets et donc de […] Lire la suite

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Edité le 30 décembre 2014